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  • L'homme sans ?ge
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    Le 25 Juin 2008
    Par Pierre DERENSY
    J'imagine tr?s bien pourquoi Joseph d'Anvers a concoct? pour Dick Rivers un album entier qui s'intitule ? L'Homme Sans Age ?. En effet, pour cette g?n?ration dont je fais parti, ?lev?e ? la sauce t?l?vision, nous avons tous eu un faible pour Dick Rivers. Dick Rivers, c'?tait le papa id?al. Le type qui t'emm?nerait ? Memphis plut?t qu'au camping, le chanteur rocker avec un style limite mais pas destroy, toujours classe comme John Wayne et qui pr?f?re jouer dans un Mocky plut?t que dans une publicit? d?solante. Avec ce disque, il y a du changement. C'est plut?t Herv? Forneri qui chante, laissant son personnage au placard, il en est d'autant plus bouleversant. Une cons?cration et une r?habilitation pour ceux qui ne seraient pas all?s plus loin que le bout de leurs bottes.

    J'avais chroniqu? votre album pr?c?dent et appr?ci? cette distanciation vis-?-vis de votre personnage, surtout via la plume de Mickey 3D, ce r?le ? la troisi?me personne, un peu sur le monde ? Alain Delon ? que vous utilisiez pour vos chansons, mais n'est ce pas ?a surtout qu'il fallait que vous arr?tiez de faire : ?tre une caricature ?
    Dick Rivers :
    ?Le probl?me c'est que j'ai beaucoup d'autod?rision et d'humour. Comme je suis un boulimique de travail, quand je ne peux pas faire le travail qui est le mien, c'est-?-dire de la musique qui va de pr?parer un enregistrement jusqu'? la sc?ne, quand je suis dans des p?riodes de creux, je me sers de ce personnage l?gendaire. C'est un truc que j'ai appris avec Antoine De-Caunes et Chalumeau, je suis quelqu'un qui a l'habitude de jouer avec ?a. Au d?but, j'avais compl?tement cautionn? Didier Lambrouille. Finalement je m'aper?ois que ce n'est pas bien. Tout simplement, car tout le monde me conna?t mais personne ne sait ce que je fais. En gros c'est ?a. ?

    D'ailleurs, c'est le premier disque o? je ne trouve pas trace d'un jeu de mot ou d'un calembour du style : AutoRivers ou VeryDick et je pense que cela va contribuer ? changer votre image ?
    Dick Rivers :
    ?J'esp?re ! D?j?, chez ce qu'on appelle ? les branch?s ? c'est ce qui est en train de se passer. Il y a m?me des mecs qui ont dit ? Moi j'ai pris Dick Rivers pour un ringard has-been, je m?rite la mort, c'est le plus bel album de l'ann?e ?. Tout ?a me fait plaisir mais en r?alit?, cela fait longtemps que je suis comme ?a. ?

    Dans les ann?es 70, vous collaboriez avec Manset, dans les ann?es 80 avec Bashung, plus tard Mick Taylor, Biolay, M et d'autres ?
    Dick Rivers :
    ?Manset en 68, Bashung au d?but des ann?es 70, il ?tait mon r?alisateur. J'ai toujours ?t?, soit un d?couvreur de talent, soit un utilisateur de jeunes. Je n'ai jamais travaill? ou tr?s peu, avec des gens de ma g?n?ration. Je suis quelqu'un qui a besoin de r?ver, de construire. Je suis un ?ternel d?butant. Comme je n'ai jamais ?t? v?ritablement aid? par les m?dias. Bien sur, ils m'aident quand ils sont oblig?s de le faire. Par exemple, pour ce nouvel album, comme je ne vois pas qui pourrait dire que c'est un mauvais disque m?me s'ils ne m'aiment pas, il est bien ?vident qu'ils se rendent tous. Mais je sens que pour certains, ?a les emmerde. ?

    J'imagine qu'apr?s la reprise avec lui au festival des Francofolies, qu'il vous envoie une chanson, vous trouvez tout de suite en lui le Rick Rubin qui a relanc? Johnny Cash avec ses American Recording ?
    Dick Rivers :
    ?Non ! Rick Rubin ce serait plut?t pour moi Bacon et Quarmby, c'est-?-dire ceux qui ont r?alis? ? L'homme Sans Age ?. C'est diff?rent car Rubin a fait chanter ? Johnny Cash des choses qui ?taient chant?es par d'autres, style U2. C'?tait plus exploiter la voix de Johnny Cash en le sortant des clich?s country ou gospel. Moi, c'est diff?rent car quelque part, j'ai la pr?tention de dire qu'avec Joseph ce sont des ouvres in?dites. C'est du mat?riel neuf. Mais vous savez, pleins de gens r?vent de me voir reprendre des chansons disons intemporelles et magiques sur lesquelles j'am?nerais ma personnalit? vocale. Tandis que l? c'est plus du sur-mesure. Cela fait 47 ans que je chante et pourtant c'est la premi?re fois de ma vie que j'ai l'impression d'avoir ?crit des textes. Je me suis tellement impr?gn? de Joseph dans son travail m?ticuleux et long car, entre le moment o? l'on a fait ? Walk The Line ? aux Francofolies pour la f?te ? Dick et le moment o? il a mis la derni?re note de musique sur la douzi?me chanson, il s'est pass? plus d'un an. La premi?re maquette qu'il m'a envoy?, c'?tait ?Sur le Toit du Monde ? avec cette phrase magnifique ? Il m'en aura fallu des gens pour ?tre seul ?.?

    Tout fut parfait dans votre collaboration artistique ?
    Dick Rivers :
    ?Oui. Gr?ce ? Joseph, je ne suis jamais rentr? dans l'auto parodie. Le seul moment o? j'ai eu un doute (car il n'y a pas une virgule qui a ?t? chang?e), c'est lorsqu'il m'a fait ? La Voie des Anges ? parce qu'il y avait la phrase ? il est le lonesome cow-boy? je lui ai alors demand? de ne pas mettre de l'am?ricanisme, car je suis d?j? prisonnier de ?a contre mon gr?. Il m'a alors expliqu? que pour lui, c'?tait un film sur la mort. C'est l'histoire d'un mec qui est en train de vivre ses derniers jours. Il le voyait comme une image cin?matographique avec le personnage qui s'?loigne ? l'horion avec le mot fin qui appara?t sur l'?cran. ?

    Pour moi ce qui fonctionne entre vous 2, c'est l'id?e que vous parlez tous les 2 de mani?re cin?matographique comme dans ? Les Braves ? pour le texte et ? Mon Homme ? pour l'ambiance musicale ? la Enio Morricone ?
    Dick Rivers :
    ? ? Mon Homme ? est surtout un hommage ? mon p?re que j'ai perdu en 1982 et qui ?tait un type extraordinaire, mais il m'a fallu qu'il meure pour que je m'aper?oive qu'il ?tait encore plus extraordinaire que ce que je le pensais. ? Les Braves ? pour moi, ? la premi?re ?coute, c'est bien sur un mec qui s'?chappe de la prison mais c'est surtout un hommage ? ceux qui ont compt? pour nous et qui ont disparu.?

    Certes mais vous semblez, via cet album penser tous les 2 en travelling, en champ, contre-champ ?
    Dick Rivers :
    ?Comme je ne suis qu'un interpr?te, depuis 47 ans, je me suis toujours consid?r? comme un acteur de cin?ma. Avec des bons choix et des mauvais choix. J'assume tout ce que j'ai fait et je n'ai pas fait que des choses formidables mais je suis comme quelqu'un ? qui l'on propose un script, un acteur aimant l'id?e du sc?nario et qui apr?s, selon la r?alisation, est bon ou moins bon ou pas bon du tout. Quand on me propose une chanson, il y a un d?doublement de personnalit?, il y a d'abord Herv? Forneri, c'est-?-dire moi, qui ?coute un titre et qui se demande si c'est une bonne chanson que Dick Rivers pourrait chanter. Apr?s, il y a le moment o? je passe derri?re le micro et l? je rentre dans l'histoire un peu comme un acteur ?pouse le personnage. L?, Joseph a fait quelque chose qui ressemble ? mon ?ge et ? mon v?cu. Ce disque parle de la solitude, de l'amour mais ?crit ? la mani?re de Joseph pour ?voquer ma vie d'homme. J'ai pris un grand plaisir ? les interpr?ter car je les ai v?cu.?

    Tout le monde vous conna?t mais on vous d?couvre comme jamais on ne vous a d?couvert ?
    Dick Rivers :
    ?J'esp?re que pour une fois on oubliera le personnage de bande dessin?e ou de l?gende, sans vouloir ?tre pr?tentieux et qu'on se penchera un peu plus sur l'ouvre et l'interpr?te. ?

    Mais si on r?siste ? la premi?re impression sur votre cas, si on creuse, on apprend plein de choses gr?ce ? Dick Rivers. On peut aussi dire que c'est la classe total de se faire croquer une pochette d'album dessin?e par Morris le cr?ateur de Lucky-Luke ?
    Dick Rivers :
    ?Il m'avait fait ?a pour ? Mississippi River's ? et cela rentre aussi dans mon monde car j'adore la bande dessin?e. Vous savez, le gros probl?me c'est que je ne me suis jamais fait aider par les m?dias. Je me suis fait tout seul avec le public. Quand j'avais 15 ans et que j'ai sorti mon premier disque, les m?dias ne nous aimaient pas car nous faisions du rock n'roll et que c'?tait consid?r? ? l'?poque comme une musique de sauvage. On ?tait consid?r? comme des voyous, des rebelles. Au fur et ? mesure que je grandissais et que j'apprenais ? la fois la vie et mon m?tier : les autres n'?voluaient pas. Je suis quelqu'un de normal qui fait de la musique. Ma voix, c'est mon instrument. Les fran?ais, par rapport aux anglo-saxons ont un d?faut ?norme, c'est qu'il faut toujours qu'il y ait du people ou du sensationnel autour de quelque chose. Comme j'ai une vie ? normale ?, que je paye mes imp?ts, que je ne suis pas homosexuel, que je ne fais pas ni de partouzes ni de cures de d?sintoxication, que j'ai une femme qui est mon ange gardien depuis presque 30 ans, je ne suis pas un client au niveau du sensationnel. Donc ils trouvent les bottes de cow-boy, la pseudo banane qui n'existent pas. Ils m?langent tout. C'est pour ?a que je ne veux pas faire ces talk-shows. ?

    Pourtant, c'est aussi un exercice quasi obligatoire pour ?tre entendu ?
    Dick Rivers :
    ?R?cemment, j'ai fait une interview au Canada. A un moment on me parle de Nicolas Sarkozy, et je r?ponds qu'il a beaucoup de soucis ? se faire pour changer la mentalit? des fran?ais qui avaient pris des habitudes d'assistanat depuis des vingtaines d'ann?es. H? bien, ils se sont tous ru?s l?-dessus parce qu'il fallait trouver quelque chose de piquant. Au lieu de me parler des chansons, des sonorit?s, ils ont besoin de ce cot? people. Je suis people par la force des choses. C'est pareil dans le cin?ma. Quand les gens veulent m'engager, c'est toujours pour jouer du Dick Rivers. M?me quand j'ai jou? ? Les Paravents ? de Jean Jeunet ? Chaillot qui est pour moi la chose la plus gonfl?e que j'ai pu faire dans ma vie, quelque part le metteur en sc?ne m'avait pris pour jouer le lieutenant, car dans son imagination : le lieutenant c'?tait Dick Rivers. ?

    Les mentalit?s ont d'ailleurs ?volu? vous concernant ? partir de cette prestation sc?nique ?
    Dick Rivers :
    ?Sur sc?ne c'est autre chose. L? je rentre dans mon domaine. J'adore par exemple, faire des festivals car il y a des centaines de milliers de personnes. Qui ne viennent pas sp?cialement pour moi. Ce qui est agr?able, c'est que l? je suis dans un challenge. Tous ces gens l? qui ne sont au d?part pas tr?s convaincus par Dick Rivers, mon pied, c'est que lorsque je sors de sc?ne, ils puissent ?tre ?tonn?s en bien sur moi. Les gens me disent toujours que je ne vieillis pas et me demandent mon secret, mais c'est tr?s simple : c'est juste que ce qui m'int?resse, c'est aujourd'hui et demain. Cet album est pour moi une sorte de premier album. J'ai toujours l'impression de devoir convaincre. J'aimerais qu'on me juge sans avoir ? convaincre.?

    Vos albums pr?c?dents ?taient plut?t une s?rie de singles parfois d?cousus, alors qu'avec la particularit? d'avoir le m?me auteur-compositeur pour vous aider sur ? L'homme sans age ? on se retrouve avec un produit qui se tient ?
    Dick Rivers :
    ?Absolument. Bien que l'on ait trait? ce disque comme 12 singles. Quand je me suis mis en studio ? Londres, j'avais l'impression d'avoir d?j? chant? ces chansons une centaine de fois. C'est ?a, la magie de ce disque. La deuxi?me magie de cet album, c'est que ce n'est pas un album d'escroc. Ce n'est pas 2,3 titres forts avec pour le reste un bel accompagnement. Quand ma maison de disque m'a demand? par quel titre commencer la diffusion dans les m?dias, j'ai simplement r?pondu que je m'en foutais, car j'aime tout autant les douze. J'aimerais qu'il marche par le bouche ? oreille. Que je puisse capitaliser sur le bon accueil de certains, pour aller vers le plus grand nombre.?

    Qui a choisi Bacon & Quarmby pour r?aliser l'album, c'est Joseph ou vous ?
    Dick Rivers :
    ?Le g?nie de Joseph, c'est de m'avoir conseill? ces types et le g?nie de Bacon & Quarmby, c'est d'avoir pig? mon univers, celui de joseph, et d'avoir choisi des musiciens qui correspondaient ? l'ambiance du projet.?

    Votre mani?re de d?fendre cet album est vraiment une preuve suppl?mentaire de sa qualit? !
    Dick Rivers :
    ?J'ai un d?doublement de personnalit? comme je vous disais. Herv? Forneri ne laisse rien passer ? Dick Rivers, car c'est son plus grand fan. Donc l?, c'est plus Herv? qui vous parle que Dick. ?

    Le but maintenant, c'est de partir en tourn?e avec ce disque ?
    Dick Rivers :
    ?On va faire l'Alhembra ? Paris. On cherche des salles intimistes comme le disque. On va privil?gier au d?but les chansons de cet album et du pr?c?dent. Ensuite, on fera une partie plus ?lectrique avec mes incontournables. Je touche 3 g?n?rations vous savez, je suis oblig? d'en tenir compte. Si je ne faisais que le dernier album, les inconditionnels ne seraient pas contents.?

    Vous avez un peu le m?me souci que Christophe : c'est de pouvoir concilier ? Par Del? les Plaines ? et ? Miss Baie des Anges ? ?
    Dick Rivers :
    ?Sauf que Christophe, c'est branch?. Lui, il a r?ussi ? brancher ? Aline ?. Vous savez moi, je ne suis pas monsieur tube. Je suis fier d'une chose : c'est d'?tre respect? par tous les musiciens avec qui j'ai travaill?. J'ai travaill? avec les plus grands guitaristes ? l'exception de Jeff Beck et Clapton. Pourtant l?, j'ai rencontr? Marc Sherridan, le guitariste de Richard Hawley qui m'a trou? le cul parce qu'il est sublime. J'ai eu beaucoup de disques d'or et de succ?s mais je ne suis pas monsieur tube. C'est ?a, qui assure ma p?rennit? car c'est plus mon personnage qui malheureusement a pris le pas sur mon ouvre, mais parall?lement je ne suis pas enferm? dans une, voir deux chansons qui traversent le temps. ?

    Fr?deric Dard d?clarait : ? Je n'?cris pas forc?ment une ouvre litt?raire importante mais c'est la dur?e qui m'a permis d'?tre reconnu ?, pensez vous la m?me chose ?
    Dick Rivers :
    ?Vous savez, je suis pass? de la bicyclette ? la Cadillac. j'ai appris mon m?tier ? l'envers. mon premier disque est sorti et 3 mois apr?s je jouais devant des milliers de fans. ?

    Vous ?tes de la g?n?ration qui v?n?rait les Etats-Unis et vous cherchez ? vous d?tacher de ce r?ve am?ricain ?
    Dick Rivers :
    ?Non, le r?ve am?ricain c'est moi ! l'Am?rique dont je r?vais quand j'?tais petit, je ne l'ai jamais connu. A l'exception d'Austin au Texas, qui est une ville extraordinaire. Mais je veux dire que l'Am?rique que j'imaginais gr?ce au cin?ma, je ne l'ai pas connu : je suis trop jeune. Il aurait fallu que j'ai 10 ans de plus comme Philippe Labro. Comme je suis quelqu'un qui aime se faire plaisir : je me cr?e un univers ? moi qui ne ressemble ? aucun autre univers. Quelque part, les am?ricains ne font pas la diff?rence entre moi et un am?ricain de naissance car je suis une sorte de cam?l?on adoptant le mode de vie des habitants. J'aime beaucoup le Canada et j'ai beaucoup de succ?s l? bas, car ce sont des am?ricains qui parlent fran?ais. Et cela m'arrange, car cela me permet d'avoir une notori?t? que je n'ai pas du tout aux Etats-Unis. J'ai toujours ?t? comme ?a. A l'?poque o? l'Angleterre ?tait un pays lointain, je me ramenais mon th? de l? bas. J'essaye d'amener ? ma vie personnelle tout ce qui me fait r?ver ailleurs. Et en plus, j'ai la pr?tention de dire que je ne chante pas comme un fran?ais. Je chante en fran?ais mais ma fa?on de phraser est beaucoup plus anglo-saxonne.?

    Votre voix est plus port?e vers les crooners que les rockers d'ailleurs ?
    Dick Rivers :
    ?Ca, c'est ma culture. J'ai toujours aim? les belles voix. Je m'en inspire. ?

    Miro m'en avait parl?, Joseph me l'a corrobor? mais pouvez vous m'expliquer votre technique d'harc?lement t?l?phonique quand vous voulez travailler avec quelqu'un ?
    Dick Rivers :
    ?C'est absolument vrai ! (rire) Je suis un boulimique. J'ai pleins de gens qui travaillent avec moi mais je n'ai pas de manager. Quand on a de la bouteille comme j'en ai, il est bien ?vident que lorsque j'ai une id?e dans la t?te, j'irais jusqu'au bout, qu'elle soit positive ou n?gative, sans me servir d'interm?diaires. En plus, je suis de la g?n?ration du verbe. Je ne suis pas quelqu'un qui va envoyer des mails. Joseph ou Miro, c'est plut?t la g?n?ration qui ?crit et qui ne parle pas. J'ai besoin de contact humain et je pense que c'est ce qui me pr?serve. J'ai besoin de conna?tre les gens. Et sans cette parole, ce disque n'existerait pas. Nous n'aurions pas pu dialoguer sur le pourquoi et le comment de ce disque via internet.

    Propos recueillis par Pierre DERENSY

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