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Chronique(s) du meme artiste

  • From a basement on a hill
  • Les autres albums

  • New Moon (2007)
  • From a basement on a hill (2004)
  • Either / Or (2003)
  • Figure 8 (2000)
  • Either/Or (1997)
  • Les portraits » Elliott Smith

    Introduction

    Une biographie n'est jamais un exercice très facile à faire, surtout lorsque le sujet se trouve être un modeste songwriter américain, qui n'a pas connu un destin vraiment exceptionnel (si l'on excepte le coup de pouce des oscars), et dont la vie a malheureusement été écourtée bien trop tôt. Et pourtant curieusement, il y a beaucoup à raconter sur cet Elliott Smith, à commencer par ce nom justement...

    Car contre toute attente, Elliott ne s'appellait pas du tout Elliott. D'accord, le recours au pseudonyme est une pratique relativement courante dans le monde du spectacle et du show-bizness, sauf que ce n'est pas vraiment à ce monde qu'il appartenait, lui était plutôt du genre authentique, un artiste qui joue de la musique car il ne sait rien faire d'autre bien, et n'a rien envie de faire d'autre. Alors pourquoi ? Reprenons depuis le début si vous le voulez bien...

     

    I  1969 - 1991 : Naissance et éducation

    C'est le 6 aout 1969 que Bunny et Gary Smith donnent naissance à un fils qu'ils prénomment Steven Paul. Ils habitent alors dans le Nebraska, à Omaha, mais le jeune Stephen Paul n'aura guère le temps de connaître cet état, puisque le couple se sépare à peine un an après. Bunny part avec son enfant dans le Texas, près de Dallas, et c'est donc dans cet état réputé si accueillant que notre futur prodige va grandir.

    Sur cette période-là, peu de choses à dire, sinon qu'il connût ses premiers émois musicaux avec le Double Blanc des Beatles, album qui l'a profondément marqué, et dont il n'a pas manqué de faire des reprises lors de ses nombreux futurs concerts ("Yer Blues" notamment). Autrement, il était entouré de country music, et a donc dû attendre un peu avant d'avoir accès à une aautre sorte de musique. C'est par le biais de son professeur de piano que cela lui sera possible, puisque celui-ci était passionné de musique moderne : Elliott n'aimait pas particulièrement ses morceaux, mais il lui a au moins transmis sa passion. A 12 ans il se voit offrir par son père sa première guitare, et se met tout de suite à beaucoup jouer dessus, à beaucoup s'exercer, pour finalement acquérir un excellent niveau en quelques années.

    A part les Beatles, ses autres influences musicales ont été The Clash, Bob Dylan, dont il a souvent repris la chanson "When I paint my masterpiece" en live, mais aussi, plus surprenant, Stevie Wonder ou Kiss (alors qu'il était ado, tout de même, on peut lui pardonner). Plus tard ce fut Elvis Costello qu'il admira profondément, ce qui relève tout de même un peu le niveau.

    L'évènement important de cette partie de sa vie est la séparation avec sa mère, et avec le Texas, lorsqu'il part vivre avec son père à Portland à son entrée au lycée. Une page se tourne dans sa vie, et cet épisode lui a visiblement laissé des marques puisque plusieurs de ces chansons sont un retour sur cette enfance qu'il a quitté à ce moment-là. En parlant de ses chansons, c'est justement à ce moment-là qu'il commence à beaucoup s'intéresser à l'écriture et à la composition : après des balbutiements solos sur un enregistreur 4-pistes, il forme un groupe au lycée avec lesquels il va connaître les joies de l'expérimentation sonore. A noter que c'est également à peu près de cette époque (vers 16 -17 ans) que date la chanson Condor Ave, que l'on retrouvera sur son premier album Roman Candle.

    Autre évènement important, c'est également au cours de ses années lycée qu'il se trouve ce nouveau nom, Elliott, qui lui plaît à ravir. Il n'en est pas à l'origine à vrai dire, mais il l'a vite adopté, car lui-même ne supportait pas son vrai prénom. En fait il ne supportait surtout pas que son prénom et son nom de famille commencent par la même lettre...

     

    II 1992 - 1996 : Heatmiser et premiers albums solos

    Mais revenons à la musique. C'est au Hampshire College qu'Elliott va faire une rencontre qui va un peu déterminer le reste de sa vie, en la personne de Neil Gust. Les deux jeunes hommes s'entendent parfaitement, et ont le même amour pour la musique, qui les pousse à former un groupe, Heatmiser. Après s'être produits tous les deux à Northampton, Neil et Elliott retournent à Portland où ils forment un groupe complet avec le batteur Tony Lash et le bassiste Brandt Peterson (remplacé par la suite par Sam Coomes, dont la complicité avec Elliott dure encore). S'ensuivent de multiples concerts, des premières parties surtout, et un premier album, en 93, sobrement intitulé "Dead Air". Celui-ci ne fit pas grand bruit, à vrai dire il ne contient rien d'inoubliable, et un successeur lui fut donc rapidement trouvé. Cela s'appela "Cop and Speeder" (précédé d'un LP, "Yellow no5", du même acabit), et c'était déjà autre chose. Mais malgré un début de reconnaissance et surtout des chansons plus intéressantes, Elliott ne se sentait pas bien dans ce groupe, qui étouffait ses compositions, ne le laissait pas s'exprimer vraiment, le faisait jouer un rôle qui n'était pas le sien.

    Pour échapper à cela, Elliott enregistre dans son coin, tout seul, sans vraiment penser à être diffusé un jour, ou alors juste quelques chansons. Mais lorsqu'on envoie une cassette de ses compositions à la maison de disques Cavity Search, c'est la bande entière qu'ils veulent garder. Le résultat se nomme Roman Candle : un premier album d'une parfaite homogénéité, assez sombre, qui s'écoute d'une traite (en même temps il ne fait que 30 min, c'est donc plus simple à écouter d'une traite qu'une symphonie de Beethoven). Dans la foulée, Elliott joue son premier concert, le 17 septembre 1994, aidé par Neil Gust qui le rejoint sur le dernier morceau, Not Half Right, qui figurera sur le prochain album de Heatmiser.

    Mais n'allons pas trop vite, un autre album solo d'Elliott est sorti entre temps, et il serait dommage de passer à côté. En effet, à peine un an après le premier sort sur un nouveau label, Kill Rock Stars, un album éponyme, ou plutôt un album sans nom, mais que l'on retiendra comme éponyme puisque le couverture ne signale rien d'autre que le nom de l'artiste (à l'époque de sa sortie beaucoup ont cru que c'était son premier album, comme c'est généralement le cas pour les éponymes). C'est un album un peu plus lumineux, sur certains titres en particuliers ("Coming up roses"), mais tout de même dans la continuité du précédent pour sa dominante acoustique et ses ballades sombres mais terriblement belles ("the Biggest Lie", "Single File"). Une des particularités de cet album est qu'il parle beaucoup de drogue. Il faut savoir qu'Elliott a connu de nombreux problèmes avec la drogue et l'alcool, problèmes qui ne semblent toujours pas totalement résolus aujourd'hui. Cet album est bien accueilli par la critique, mais ne lui offre tout de même pas la célébrité. De toutes façons, la maigre reconnaissance acquise grâce à ses deux albums et ceux d'Heatmiser ne lui plaît pas tant que ça, il le vit assez mal, et préfererait que ça s'arrête là.

    Mais malheureusement pour lui (et heureusement pour nous), ça ne fait que commencer. L'année suivante sort ce qui sera le dernier effort d'Heatmiser, Mic City Sons (produit par Rob Schnapf, qui avait déjà opéré entre autres sur le "Mellow Gold" de Beck), un album encore meilleur que le précédent, mais qui laisse clairement entrevoir l'opposition de style entre Elliott et Neil, et laisse augurer d'une rupture prochaine. Au rock lourd de Neil ("Low-flying jets", "Cruel Reminder"), Elliott réplique par des ballades plus pop, définitivement un cran au-dessus, dont "Plainclothes Man" et "Not Half Right" (chanson cachée), sont les meilleurs exemples. Suite à ce très bon album, le groupe signe chez Virgin, mais n'y sortira jamais rien d'autre : la rupture est annoncée quelques mois plus tard, ce qui laisse le champ libre à Elliott pour sa carrière solo.

     

    III 1997-1999 : Reconnaissance

    Et à vrai dire il n'avait pas attendu la rupture pour se remettre au travail, puisque les premiers morceaux de Either/Or ont été commencés dès la fin de l'enregistrement de Mic City Sons. C'est une période d'intense créativité pour Elliott, période qu'il vit encore une fois assez mal, il se trouve incroyablement mauvais, tout ce qu'il fait lui paraît sonner très mal, et parmi les 30 chansons qu'il compose pour Either/Or il a failli n'en garder aucune. Pourtant 12 titres sont quand même retenus, pour ce qui sera l'album d'Elliott le plus unanimement acclamé par la critique. Il sort en 97, et bouleverse de nombreux auditeurs de par ses compositions poignantes aux textes touchants ("Between the bars", "Angeles"), mais aussi des ballades plus rock, plus énergiques, qu'on avait pas forcément l'habitude d'entendre chez Elliott, et qui au final se révèlent excellentes ("Ballad of big nothing", "Pictures of me"). Enorme surprise donc, mais qui en annonce une autre encore plus inattendue...

    Suite à la sortie de cet album, le réalisateur Gus Van Sant, également musicien à ses heures perdues et résidant à Portland, demande à Elliott l'autorisation d'utiliser quelques unes de ses compositions pour son prochain film, et lui demande également une nouvelle chanson pour son générique. Elliott, avec qui il avait plusieurs fois échangé des trucs pour l'enregistrement de garage, accepte de bon coeur et lui cède Between the bars, Angeles, Say yes, No name#3, ainsi que Miss Misery, extraordinaire face-b. Tellement extraordinaire à vrai dire, qu'elle se retrouve sur la liste des meilleures chansons de film aux oscars 98 ! Ce qui signifie en gros qu'Elliott va se retrouver à jouer cette chanson (ou plutôt une version écourtée) en complet blanc devant un parterre de stars hollywoodiennes, entre Céline Dion et Trisha Yearwood. On gardera d'ailleurs de cette soirée l'image d'un petit bonhomme pas très à l'aise entre ces deux chanteuses de variété, qui a l'air de se demander ce qu'il fait là, mais qui sourit quand même, car ce genre de choses n'arrive qu'une seule fois dans la vie, et encore pas dans la vie de tout le monde. Au passage, il livre une magnifique version quasi-symphonique de Miss Misery, en tous cas chargée d'émotion. Un instant unique, magique, une parenthèse dans cette cérémonie autrement sans saveur.

    Entre-temps, Elliott avait signé chez une major. Je dis "entre-temps" mais j'ai toujours pensé que c'était grâce à cette cérémonie des oscars qu'il avait été remarqué. Mais selon une source plus sûre que mes simples déductions, ce ne serait pas le cas. Bref, l'important est que la société de Steven Spielberg, Dreamworks, l'ait fait signer, et lui donne les moyens de réaliser un somptueux quatrième album, XO, qui lui fait connaître les joies du travail en équipe (de nombreux musiciens, deux producteurs, dont encore une fois Rob Schnapf), de la médiatisation et des tournées mondiales. C'est une période faste pour Elliott, il donne un nombre assez conséquent d'interviews à des journalistes du monde entier, lui qui avait toujours été plutôt discret sur son compte, il se livre beaucoup sur son enfance, ses influences, sa période Heatmiser, ses tatouages (Ferdinand le taureau sur son bras droit et une carte du Texas sur son bras gauche - pas qu'il aime le texas, seulement qu'il ne veut pas oublier cette période de sa vie qui a déterminé ce qu'il est devenu)... Pour en revenir à XO, il y figure quelques une des chansons les plus accrocheuses d'Elliott, dont le tubes "Independence Day", "Bottle up and explode!" ou encore "Oh well okay", qui ne sont cependant des "tubes" que dans mon coeur, puisqu'ils n'ont malheureusement jamais diffusés à la radio.

     

    IV 2000 - 2002 : Changements de cap

    Enfin, après une épuisante tournée mondiale, Elliott reprend une nouvelle fois le chemin des studios pour un nouvel album avec quasiment la même équipe, mais sur un registre légèrement différent, proposant pour la premère fois des guitares vraiment saturées, un son un peu plus agressif, mais qui au fond garde toute la magie des compositions d'Elliott. Cet album, Figure 8, connaît une fois de plus les honneurs de la presse mondiale. De nouveau, il repart alors sur les routes américaines avant d'entreprendre une tournée mondiale en compagnie de son groupe (notamment le bassiste Sam Coomes). Cette tournée le fatiguera énormément, et lui donnera envie de retourner à des choses plus simples.

    C'est ainsi qu'au cours de l'année 2001 il présente de nouvelles compositions lors de concerts beaucoup plus intimistes où il apparaît seul avec sa guitare du début à la fin. Les morceaux sont doux, pas forcément toujours faciles d'accès, et sont donc résolument éloignés de ce qu'il avait fait entendre sur ses deux derniers albums. Quelques temps plus tard, la rumeur d'un nouvel album commence à courir. Il s'appelera "From the basement on the hill", et sera entièrement produit par Elliott, qui jouera de plus de tous les instruments. En clair il a décidé un retour aux sources pur et simple, allant même jusqu'à publier cet album sur un petit label indépendant, chose possible grâce à l'accord de Dreamworks (plusieurs noms de labels furent avancés, mais jusqu'à sa mort rien n'a jamais été conclu). Autant dire que les fans de la première heure attendent de pied ferme cet album, avec une certaine impatience mêlée d'angoisse.

    Car le gros problème à ce moment-là, c'est que les rares apparitions d'Elliott en concert ne sont guère rassurantes. Incapable de terminer la moitié de ses chansons, il n'a eu de cesse de jurer et de s'excuser auprès de son public, expliquant soit qu'il ne se rappelait plus des morceaux, ou récemment qu'il s'était endormi trop longtemps sur son bras pendant le trajet en avion. Connaissant le passé d'Elliott et ses relations ambigues avec tout ce qui ressemble à de la drogue, de nombreux fans se sont inquiétés, sur le net notamment. Fin aout 2002, deux messages furent postés sur le plus important forum de discussion sur le net concernant Elliott Smith, messages provenant d'Elliott lui-même, dans lequel il explique aller bien, et demande à tout le monde de ne pas s'inquiéter. Au sujet du nouvel album il dit n'avoir plus que deux chansons à choisir parmi 40 avant d'en avoir terminé.

     

    V 2003 : L'Euphorie avant le drame

    Au début de l'année, le miracle se produit : Elliott revient sur scène, souriant et apparemment en forme. Il régale ses fans de toutes les chansons de son répertoire :  morceaux de tous ses albums, mais aussi reprises acoustiques de chansons de Heatmiser comme "Antonio Carlos Jobim", faces-b ou morceaux inédits comme "The Enemy is you" ou "Come to me", et même, cerise sur le gâteau, un "Miss Misery" qu'il ne jouait quasiment plus en live depuis sa performance aux oscars... S'ajoutent à cela des reprises parfois surprenantes (Supersonic d'Oasis) mais toujours superbes (Car de Built to Spill), et le tableau était quasiment parfait. Elliott s'est beaucoup entretenu avec le public, racontant qu'il avait connu une phase difficile mais que tout cela était désormais derrière lui, et que le nouvel album était sur le point de sortir, probablement sous la forme d'un double-album.

    Il continua à faire des concerts au cours de l'année, au gré de ses envies, participant à un tribute aux Kinks au passage. Dans le même temps, un long reportage lui étant consacré est publié dans le magazine Under the Radar, expliquant ce qui s'était passé ces dernières années et comment il s'en était sorti. Il fait écouter quelques unes des nouvelles chansons aux journalistes, qui sont très enthousiastes. Les fans sont au comble de l'excitation.

    Comble de joie, une nouvelle sortie est enfin annoncée. Il ne s'agit pas encore de l'album mais de "Pretty (Ugly Before)", un single destiné à sortir sur le petit label Suicide Squeeze. La chanson, bien connue des fans, est très belle bien que très proche des versions entendues lors de ses derniers concerts. En revanche, la face-b, assez récente, est une formidable surprise pour tout le monde. On se prend à rêver que tout l'album soit de cet acabit...

    Et puis on descend de notre nuage. Tous, brutalement. La nouvelle tombe, incompréhensible : Elliott s'est suicidée, de deux coups de couteau dans le ventre, sans raison apparente. Le choc est violent. Partout, on peut lire "mort d'un artiste rongé par ses démons intérieurs", et on a envie de leur crier : "c'est faux, il allait mieux, de mieux en mieux !". Mais au fond, on n'en sait pas grand-chose. La thèse du meurtre sera avancée, et l'autopsie ne mènera pas à grand-chose, sinon à semer le trouble parmi les fans. On en restera là, probablement à jamais.

    De nombreux hommages sont organisés, un peu partout dans le monde. Des artistes plus ou moins connus (de Beck à l'auteur de ces lignes) des quatre coins du globe prennent leur guitare pour faire entendre au monde ces chansons inoubliables. C'est bien peu, mais c'est tout ce qu'il est possible de faire maintenant, il aurait probablement fallu faire avant ce qui aurait pu être important.

     

    VI 2004 - ... : Seule la musique reste

    Elliott n'étant plus là, on ne peut maintenant que se tourner vers sa musique, l'écouter encore et encore. Mais il en faut toujours plus aux fans, et la famille d'Elliott leur fera un grand cadeau : elle autorisera (encouragera même) à partager tous les morceaux d'Elliott, même les chutes de studio jalousement gardées par quelques happy few depuis de longues années. Ainsi, surgissent tour à tour des tiroirs les sessions d'enregistrement d'Either/Or et les Jackpot Studio Sessions, probablement de l'époque de XO, chacune contenant son lot de perles. De plus, de nombreux morceaux inédits ou introuvables refont surface, et bien que la qualité sonore ne soit pas toujours au rendez-vous, l'émotion est toujours aussi forte.

    Restait tout de même LE plus gros cadeau qu'on puisse faire aux fans : From a basement on the hill, l'album maudit, qu'on désespérait de voir sortir un jour. Finalement, le décès d'Elliott a sans doute précipité les choses, puisqu'un an tout juste après ce tragique évènement, l'album est dans les bacs. C'est Rob Schnapf, qui avait produit ses derniers albums, et Joanna Bolme, ancienne petite amie qui l'avait aidé sur ses premiers enregistrements, qui se sont occupés de l'affaire. Les chansons étaient toutes quasiment terminées, mais ils y ont ajouté la touche finale, se servant de notes et d'indications qu'Elliott avait laissées. Le disque comporte au final quatorze chansons (ainsi qu'un court instrumental "ostriches and chirping"), et sort sur le label Anti-Records.

    Qu'attendre pour la suite maintenant ? Premièrement, on sait que 34 morceaux issus des sessions de From a basement on the hill étaient quasiment terminés. Il y a fort à parier que le reste des morceaux réapparaîtront un jour ou l'autre, que ce soit sur le net ou sous une forme légale. Ensuite, il est probable que les faces-b d'Elliott seront compilées un jour, tant leur qualité est exceptionnelle. Enfin, peut-être verrons-nour un jour des morceaux inédits (les sessions d'Either/Or, par exemple) sortir en disque, permettant ainsi de redécouvrir ces chansons avec un meilleur son. C'est à peu près tout ce qu'il y a à espérer du côté de la musique, mais à côté de cela des biographies et des DVD sortent déjà aux Etats-Unis...

    Conclusion

    En attendant, il est toujours permis de se repasser en boucle ces six albums exceptionnels, de se mettre en quête des inombrables faces-b, chansons inédites ou reprises live absolument indispensables, de s'intéresser à Heatmiser, à tous les groupes qui l'ont influencés, à tous ceux qu'il a influencés (eh oui, déjà une référence), à tous ceux dont le style s'en rapproche, à tous ceux qui ont joué en première partie à ses concerts (Alaska, Oranger, les Kingsbury Manx ou Quasi), ou même de créer ses propres chansons inspirées par Elliott...

    Avec tout cela, on devrait pouvoir tenir un sacré bout de temps avant d'être en manque. Même si le manque est finalement déjà là, manque d'un artiste singulièrement talentueux, viscéralement indépendant et surtout diablement attachant.


     


    SOURCE :  http://elliottenvf.free.fr/site1.htm

     


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