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    Quoiqu’en dise le titre de l’album, personne n’attendait vraiment SUAREZ. Il y a 6 mois.



    Depuis, cependant, le groupe se fait un début de réputation en douceur. Un premier single solidement installé sur les ondes de toutes nos radios (le bien nommé “On attend”), quelques jolis concerts en première partie de Vanessa Paradis ou Thomas Dutronc (aux Francos, cet été), l’annonce d’une sortie en France sur Remark/Universal, le label de Marc Lumbroso (Raphaël, JJ Goldman…) en sont autant de signes.



    Mais le plus important, ce sont les chansons. Et elles sont bien là les chansons, chez SUAREZ. Pas vraiment étonnant pour qui sait à quel point les 4 musiciens du groupe sont obsédés par cet équilibre fragile qui fait qu’une mélodie reste dans l’oreille, enchante la journée, et trouve pour l’accompagner quelques mots simples mais pas idiots.



    L’histoire de SUAREZ, c’est l’histoire d’une rencontre, à Mons. Eux sont trois, malgaches, et musiciens world à l'origine ; lui est belge d’origine espagnole (et italienne), et plutôt intéressé par la pop anglaise. Max et Pata Randriamanjava, et leur cousin Dada Ravalison débarquent chez nous en provenance de Madagascar suite à un concours de world music, et ils le gagnent. Leur groupe (N’java) est alors signé sur une major, et enchaîne 3 tournées mondiales. Hélas, leur contrat leur est rendu ; ils se posent à Mons, y rachètent un petit studio, où se croisent pas mal de musiciens de la région. Marc Pinilla est de ceux-là. Etudiant à la Fucam, il mène plusieurs projets rock, et pop. Le studio est leur point de ralliement, où ils s’échangent des idées, des techniques, et des disques, qu’ils décortiquent alors ensemble. Max est plutôt le producteur de la bande, Dada et Marc les mélodistes, et Pata la source rythmique ; mais tous vous avoueront qu’ils adorent intervertir les ôles et qu’une partie de guitare commencée par l’un finira sous les doigts de l’autre, et que tous touchent aux arrangements et aux mixes : le studio est leur antre et ils s’y enferment souvent des nuits entières, avec pour seule quête de toucher à la plus grande simplicité, celle qui pour qu'on la ressente, nécessite un long travail invisible. Parce que oui, ils se sont rapprochés à 4 de ce genre musical nouveau, qu’aucun d’entre eux n’avait approché jusque là : la chanson française. Et le mélange des influences de la musique malgache, de la pop anglaise, mais aussi de la musique noire américaine, de la saudade capverdienne, bref de tous les folklores, donnera peu à peu le son unique de SUAREZ.



    Mélange d’instruments acoustiques, de mélodies qui semblent couler de sources, et d’harmonies vocales subtiles, les chansons de SUAREZ apparaissent comme résolument dans l’air du temps (la nouvelle scène francophone) mais aussi comme intemporelles.


    Ecoutez pour vous en convaincre “On attend”, leur premier hit radio, “Je mens”, ou encore “AieAieAie”. Ecoutez aussi les détournements respectueux de grands classiques comme “La vie en rose” ou “La non-demande en mariage”, aux mélodies entièrement réécrites. A l’image d’un Laurent Voulzy, SUAREZ a peaufiné et repeaufiné chaque chanson de son album, à la recherché de la mélodie idéale.


    Ils ont bien fait d’attendre.

     


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