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Chronique(s) du meme artiste

  • Mascaras
  • Les autres albums

  • Mascaras (2006)
  • Best Of (inclus 1 DVD) (2004)
  • Revolucion 2004 (2004)
  • La Semilla Escondida - Copy control (2003)
  • Un Poquito Quema'o / Sin Fronteras (2001)
  • Un Poquito Quema'o (1999)
  • Les portraits » Sergent Garcia

    S?il fut l?instigateur de la salsa muffin, ?vident et pourtant novateur cocktail des deux musiques majeures issues de la Cara?be ?le reggae et la salsa, et si ce faisant il annon?ait d?autres m?langes de ce type (reggaeton en t?te) qui enflamment ces jours-ci l?Am?rique latine du Nord au Sud, force est de reconna?tre que l??uvre de Bruno ? Sergent ? Garcia d?passe largement les limites d?une recette, aussi savoureuse et originale soit elle.

    De ses ann?es punk, comme guitariste des cultissimes Ludwig Von 88, Bruno a gard? une propension certaine au dynamitage de tout ce qui s?apparente aux conventions, habitudes et autres enclumes ? la cr?ation. Apr?s quatre albums, couronn?s d?un succ?s international, qui l?ont vu passer d?une musique imagin?e et produite chez lui avec des machines (? Viva el Sargento ?) ? l?enregistrement avec une formation compl?te de musiciens rappelant les grandes heures de la Fania (? Un Poquito Quemao ?, l?album de la cons?cration et surtout le raffin? ? Sin Fronteras ?) en passant par une plong?e aux sources et aux fondamentaux (Jama?que et Cuba) avec ? La Semilla Escondida ?, le Sergent Garcia nous revient - apr?s trois ans d?absence et la sortie d?un Best of - avec ? Mascaras ?, le disque le plus abouti et le plus libre de sa carri?re.

    ? J?avais envie de jeter une passerelle entre toutes les exp?riences tent?es lors des albums pr?c?dents ? nous explique-t-il. ? Le fait d?avoir tourn? pendant ces deux derni?res ann?es, aussi bien en grande formation qu?en soundsystem, m?a permis de jouer et voyager sur tous les continents. Et constater ? quel point il existait une musique urbaine, un son des grandes villes qui, m?me s?il s?appuie sur des traditions locales diff?rentes, contribue ? une onde globale et universelle. Je voulais avec ce disque revenir ? quelque chose de plus moderne, plus urbain. Utiliser de nouveau les machines tout en gardant cette saveur organique qu?apportent les instruments traditionnels ?.
    C?est dans cette optique ouverte et internationale que furent con?us, en collaboration avec le percussionniste Ivan Montoya, en deux mois, entre Valencia et Paris, les douze titres de ce nouvel opus.

    Pour la production, le Sergent est all? chercher du renfort aupr?s de Toy Hernandez, l?un des producteurs contemporains les plus en vue dans le monde de la musique latine.
    ? Je connaissais son travail au sein de Control Machete (NDR : feu groupe de rap mexicano le plus populaire dans son pays et ? l?international, les Beastie Boys en ?taient fans), sa ma?trise du son hip-hop ? continue Bruno. ? Mais j?avais rep?r? aussi, sur d?autres productions ou lors de ses sets de DJ, qu?il avait une r?elle sensibilit? pour traiter les instruments acoustiques. Il conna?t bien les styles traditionnels, notamment la Cumbia (1) qui est une composante importante des chansons que j?avais en t?te. Toy sait comment int?grer le son de l?accord?on d?un gars qui joue dans des orchestres de rue ? des riddims purement ?lectroniques. De surcro?t je trouvais int?ressant l?id?e d?aller enregistrer au Mexique, c?est le pays qui me semble le plus en pointe dans la mixit? : une charni?re, culturelle et g?ographique, entre tradition et modernit?, Nord et Sud. ?

    Si sur certains titres el Sargento nous rappelle sa ma?trise de styles purs, qu?il s?agisse du reggae roots (le tr?s lover ? Non Words ? ou ? Les 5 sens du guerrier ?), du rocksteady (? Guantanamo City ? et son texte concern?), de la salsa la plus incandescente (? Eres tu ? ou ? En este mundo de locos ?, une reprise du groupe cubain Sur Caribe) ou m?me de la ballade (? Tantas Cosas ? en duo avec la chanteuse Yait? Ramos), c?est plut?t du c?t? des m?langes les plus d?tonants et inattendus qu?il faut chercher la couleur g?n?rale de ? Mascaras ?. Cumbia et hip-hop (? Dulce con chile ?, ? Si solo fuera yo un pajaro ?), reggae et rap (? Toi tu es l? bas ?), mambo et reggaeton (? Pintame ?)? Le Sergent Garcia s?amuse ? secouer tous les ingr?dients hautement explosifs ? sa port?e pour un carnaval de rythmes culminant avec un instrumental haute??nergie (? El camion no para ?) : fusion de funk, afro-beat, et salsa dont l?embrasement devrait ?tre un des grands moments sur les sc?nes de la tourn?e de plus de quarante dates d?butant l??t? 2006. En un tour d?horizon festif et ?clat? de quelques-uns des sons qui font bouger la plan?te, cette nouvel album du Sergent prolonge jusqu?? faire se rejoindre les rues de Mexico, Barranquilla, Los Angeles, Kingston, Lagos, Paris et Valence.

    Le premier single ? Dulce con Chile ? (Une douceur au piment) r?sume ? merveille les riches composantes du disque dont il est extrait. L?histoire d?une dispute et d?une r?conciliation entre amants o? les rythmiques hip hop et ragga de la jungle urbaine s?envolent au contact de l?accord?on et des percussions de la Cumbia la plus enivrante.

    Quant au titre de l?album ? Mascaras ? (Masques), Bruno l?explique :
    ? C?est un hommage ? la lucha libre (sorte de catch tr?s populaire au Mexique). Les plus grands dans ce sport portent des masques sp?cifiques. Ils ne sortent jamais en public sans leur masque, certains vont m?me jusqu?? se faire enterrer avec. J?aime l?esth?tique, le graphisme de ces masques. Et puis c?est un moyen de rappeler qu?au fond, tout le monde avance masqu?. Que rien n?est vraiment exactement ce qu?il a l?air d??tre. ? moins que ce ne soit un clin d??il ? Zorro, le n?cessaire alter ego au Sergent Garcia? ?.

    1) La Cumbia est n?e ? l?origine en Colombie. Musique de danse et de f?te o? pr?dominent les percussions et l?accord?on, campagnarde mais ayant rapidement conquis les villes, elle est comme le Son ? Cuba, le Blues aux USA ou la Samba au Br?sil : le fruit d?une sensuelle rencontre entre l?Afrique et l?Europe. Plus facile ? danser, plus universelle que - par exemple- la salsa ou le tango, la Cumbia, avec ses m?lodies simples mais accrocheuses, a largement d?pass? ses fronti?res d?origine pour devenir l?idiome musical commun ? toute l?Am?rique Latine de l?Argentine au Mexique en passant par le P?rou et le Venezuela. Depuis une dizaine d?ann?es une jeune g?n?ration de musiciens se l?est r?appropri?e, affirmant ainsi son identit? latine tout en faisant subir ? la Cumbia une cure de jouvence en la croisant avec l??lectronique, le hip hop ou le rock.

    Source : Labels

    http://www.myspace.com/sergentgarciasargentogarcia
    http://www.labels.tm.fr

     


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