Cette semaine

Autres portraits



Chronique(s) du meme artiste

  • Tiny Telephone
  • Little Heart Attacks
  • Les autres albums

  • Tiny Telephone (2007)
  • Little Heart Attacks (2005)
  • Les portraits » The Sunday Drivers

    Si on aimait les ?tiquettes ? deux balles, on dirait que sur leur nouvel album, "Tiny Telephone" (qui doit son nom aux studios Tiny Telephone ? San Francisco o? il a ?t? enregistr?), les Sunday Drivers font de la sunshine pop. C'est-?-dire de la pop ensoleill?e, du style qui met de bonheur m?me un lundi matin lorsqu'il pleut et que la cafeti?re est en panne.

    Si on aimait les explications psychologiques de magazine f?minin, on s'appesantirait sur les origines du groupe. Faire de la pop qui louche vers les classiques du genre lorsqu'on est espagnol, se prendre pour des Anglais p?lichons mais forts en refrains au lieu de se la jouer s?ducteur latino, ne serait-ce pas un rejet de ses racines ?

    Si on aimait les belles histoires ? faire r?ver les fans, on raconterait comment ces six petits gars de Tol?de sont partis avec leurs chansons sous le bras enregistrer leur album ? San Francisco avec Brad Jones (Josh Rouse, Bobby Bare Jr). Oui, en Californie, ce qui a d? ?mouvoir ces gar?ons sous l'influence ?vidente des Byrds.

    Si on aimait l'approche ?conomique de l'?quation Sunday Drivers, on balancerait quelques chiffres cens?s impressionner le futur auditeur : 30 000 exemplaires vendus du pr?c?dent, "Little Heart Attacks", joli score en plein marasme du disque, et pr?s de 200 concerts au compteur dont deux passages au festival de Benicassim, Les Transmusicales ? Rennes en 2004, Les Vieilles Charrues, Art Rock, Rock En Seine en 2005, Les Eurock?ennes en 2006, pas mal, non ?

    Et si on pr?f?rait les faits, rien que les faits, on r?sumerait ainsi l'histoire depuis le d?but. Naissance du groupe en 1999 avec quatre membres rejoints par deux complices au fil des enregistrements : Jero Romero : chanteur-guitariste et auteur de la majorit? des morceaux, Lyndon Parish : guitariste, clavier et co-auteur de certains titres, Julian Maeso : piano et orgue, Miguel de Lucas : basse, Fausto Perez : guitare, Carlos Pinto : batterie et percussions. R?putation b?tie au fil des concerts. Coup de c?ur du NME, arbitre du bon go?t pop plut?t chauvin d'ordinaire. Accession, enfin, au titre casse-gueule de "groupe ? surveiller de pr?s pour la suite de ses aventures".

    Mais dans le fond, tout ce qui nous int?resse, c'est "Tiny Telephone". Un nouvel album qui tient les promesses de son pr?d?cesseur avec ses m?lodies bien roul?es, s?duisantes, ses harmonies vocales, ses arrangements ?l?gants, ses refrains accrocheurs. Mais attention, hein, rien de clinquant ici. La musique des Sunday Drivers est plut?t du genre ? se balader en costume de lin clair qu?? se parer de bling-bling. Ces chansons-l? n'en mettent pas plein la vue ou plein les tympans. Elles se faufilent vite fait dans le cortex. Et d?s la deuxi?me ?coute, on se dit qu'on a affaire ? des standards.

    Et on remet "Tiny Telephone" sur la platine pour retrouver ces petits d?tails pr?cieux qui transforment un album pop en bijou : les cordes de "Rainbow Of Colours", le piano ?lectrique limite Beck-esque habillant "Paranoid", le tempo gentiment obs?dant de "Life Is", les ch?urs de "Day In Day Out", etc. La liste n'est pas exhaustive. Parce que mine de rien, sous leurs airs modestes et un nom qui se la joue amateur ? peine ?clair? (les Chauffeurs du Dimanche), les Sunday Drivers sont des orf?vres de la pop intemporelle.

     


    Contact - Qui sommes nous ? - Chroniques - News - Les liens - Plan