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Chronique(s) du meme artiste

  • Happiness
  • Les autres albums

  • Evenfall (2009)
  • Happiness (2005)
  • Les portraits » S?bastien Schuller

    URPRENDRE : Frapper l’esprit en se présentant sans être attendu ou en étant autre que ce qu’on attendait (synonymes : déconcerter, ébahir, étonner, épater). A en croire cette définition littérale, Sébastien Schuller est incontestablement un artiste surprenant. Déjà, à l’automne 2002, Weeping Willow, son premier maxi, l’impose comme une révélation aussi réjouissante qu’inattendue. « Weeping Willow possède ce pedigree musical qui fait de ce musicien un extra-terrestre tout à fait attachant. » (Les Inrocks) « Ce jeune homme vient de signer la plus belle chanson de l'année. » (Magic) Mais le meilleur reste à venir. Weeping Willow n’est, en effet, que la première étape d’un parcours placé sous le signe du paradoxe. Percussionniste de formation classique, Sébastien Schuller est devenu au fil des ans un poly instrumentiste aussi brillant qu’éclectique, composant et interprétant presque en solitaire ses œuvres, épaulé par quelques amis triés sur le volet, dont Paul Hanford (Brothers In Sound, Sancho). Trentenaire originaire des Yvelines, Sébastien Schuller se plait à rehausser avec bonheur les sonorités acoustiques et naturelles de petites touches électroniques. Il travaille souvent à domicile, sous les combles étroites des toits parisiens, et pourtant sa musique évoque irrésistiblement les plus vastes des étendues pastorales. Deux ans plus tard, un label plus loin (il a, entre temps, quitté Capitol pour signer chez Catalogue), Sébastien Schuller sort un premier album au titre tout aussi déconcertant. Happiness. Au fil des morceaux, entre instrumentaux climatiques et chansons pop d’une évidence presque dansante, on peut se plaire à suivre le fil tortueux d’émotions contrastées : la mélancolie domine, certes, mais toujours teintée d’espoir, comme dans la vraie vie. Les songes deviennent parfois réalité mais les fantômes du souvenir hantent inévitablement les jours présents. Écoute après écoute, Happiness ne cesse de prendre l’auditeur à contre-pied : la voix joue à cache-cache, se dissimulant d’abord derrière les filtres des machines pour mieux se dévoiler crûment, mise à nu, quelques instants plus tard. Elle se tait aussi, parfois, lorsque les atmosphères suscitées se suffisent à elle-mêmes. Bref, une seule constante sert de fil directeur dans cet univers musical aussi riche que diversifié : l’amour presque physique pour les sons et les mélodies. Ou peut-être la constance dans l’exigence et la quête toujours inachevée du bonheur. Source : site web http://www.sebastienschuller.com/

     


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